Terres Ailées de Gonfaron

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Paroles de vignerons – partie 1

Pour célébrer les 100 ans des vignerons de Gonfaron, nous vous proposons d’aller à la rencontre des hommes et des femmes qui font et ont fait vivre la cave coopérative.

A l’honneur pour cette seconde étape, Pascale Martin, Benoit Coste et Alexandre Viano, trois vignerons emblématiques et représentatifs de la cave coopérative de Gonfaron. Ils évoquent dans une première partie, leur parcours, la coopération et les spécificités de leur métier.

Comment êtes-vous devenus vigneron ?

Pascale Martin : « Je suis fière d’être viticultrice depuis 2011 sur ce magnifique vignoble situé au pied du Massif des Maures, avec Notre Dame des Anges qui veille sur nos vignes. Coopératrice de père en fils puis en fille depuis plusieurs générations, j’ai souhaité continuer le travail de mes ancêtres. Quel plaisir de faire vivre ce vignoble, lui donner un nouveau souffle pour qu’il se tourne vers demain ! »

Alexandre Viano : « Ma famille est arrivée d’Italie il y a cent ans, d’abord à Toulon, puis à Gonfaron où elle s’est installée en 1922. Mes grands-parents ont exploité d’abord le bois, puis les oliviers et la vigne. Mon père a assuré la suite, et naturellement j’ai repris le flambeau en 1998. Tombé tout petit dans la “marmite”, j’ai toujours eu cette vocation agricole. »

Benoit Coste : « Je me suis installé en 2007 sur l’exploitation de mon père. Mon frère m’a rejoint quelques temps plus tard. Aujourd’hui, nous sommes heureux de travailler en famille et de faire partie de la coopérative des Maîtres Vignerons de Gonfaron. »

Pourquoi être coopérateur ?

Alexandre Viano : « Pour moi, l’union fait la force ! Humainement et matériellement, la puissance de feu est décuplée. Nous sommes tous liés dans un projet commun avec un fort esprit de partage et d’entraide. Chacun apporte sa pierre à l’édifice, et même s’il y a parfois des frictions, nous sommes dans une forme de démocratie, donc on arrive à s’entendre. C’est une belle chose ! »

Benoit Coste : « Mon père faisait déjà partie de la coopérative, une structure dans laquelle on est accompagnés du début à la fin, avec une aide technique, tout un partage d’expériences. L’équipe est à notre écoute, pour nous aider, nous guider, surtout au début. Le métier de vigneron n’est pas une science exacte, parfois nous avançons à tâtons et cet esprit de groupe nous tire vers le haut, nous permettant d’aller vers la qualité. »

Pascale Martin : « Solidarité, entraide, partage, échange… Autant de valeurs qui m’ont toujours nourrie et qui sont chères à mon cœur. C’est ce que je trouve à la coopérative de Gonfaron. J’aime aussi l’idée de transmission avec les plus anciens qui font part de leur expérience, de leurs réussites, leurs échecs, pour aider les jeunes générations à pérenniser cette tradition viticole. »

Comment définir votre métier de vigneron ?

Benoit Coste : « Vivre toute l’année dehors, dans ce cadre exceptionnel, avec cette variété de paysages, c’est un véritable luxe. Nous suivons le rythme de la vigne et de la nature qui s’exprime, c’est un renouveau perpétuel. Le métier est toujours différent, il n’y a pas deux années identiques. Nous essayons de nous adapter et d’apporter notre touche personnelle, pour tendre vers la perfection et produire un vin meilleur que l’année précédente. »

Pascale Martin : »Plus qu’un métier, c’est une véritable passion ! Une passion très prenante : On pense à la vigne en permanence, il n’y a pas beaucoup de vacances… C’est un métier qui demande de l’humilité car on ne maîtrise pas tout. Mais il donne énormément de satisfaction, beaucoup de joie. »

Alexandre Viano : « Nous avons la chance de nous lever tous les jours avec ce panorama exceptionnel. Pour moi, vigneron, c’est l’un des meilleurs métiers du monde. »

Que change le fait d’être une femme vigneronne ?

Pascale Martin : »Les femmes ont toujours été présentes dans les vignes, même si à une époque elles étaient dans l’ombre des hommes. Heureusement, les mentalités changent et le métier a tendance à se féminiser depuis quelques années. C’est un grand plaisir. J’ai rencontré beaucoup de vigneronnes sur les exploitations, des techniciennes sur le terrain, des œnologues en cave, toutes des femmes passionnées… J’ai l’immense plaisir de beaucoup échanger avec elles. Elles sont une véritable source d’inspiration et me poussent à donner le meilleur de moi-même ! »

A suivre…

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Vignerons Gonfaron